Clap de fin sur la 43ème édition du Cully Jazz Festival !
Samedi 18 avril, le dernier concert du Cully Jazz 2026 a irradié le village d’une énergie incandescente et rassembleuse, partagée par les figures de la musique ouest africaine, Fatoumata Diawara et Sona Jobarteh. Durant huit jours, le bourg culliéran a accueilli près de 140 concerts répartis entre les 3 scènes payantes et les 17 lieux en libre accès. Des caveaux vignerons aux rives du lac, l’ambiance générale était au beau fixe. Les magnifiques soirées printanières et la musique festive ont rassemblé les foules, particulièrement lors des deux week-ends du Festival.
Tout comme les recettes des stands et bars, les résultats de la billetterie reflètent l’important engouement qu’a suscité cette 43ème édition avec un public venu profiter de la diversité des concerts et activités du Cully Jazz. Dans l’ensemble, la fréquentation des salles de concert et lieux de convivialité a été satisfaisante. Les soirées du IN ont bénéficié d’une très bonne affluence avec un taux de remplissage de plus de 90%. L’organisation du Festival estime à 70’000 le nombre de festivalier·ères ayant participé à la manifestation.
Des concerts mémorables
Forte en émotion, cette 43ème édition du Cully Jazz a été marquée par de grands moments musicaux. Dès le premier week-end, l’ambiance était aux réjouissances avec le concert de Traktorkestar au Chapiteau. Ravissant son audience d’un remarquable trio d’invité·es – Stephan Eicher, Erika Stucky et Elina Duni –, ce concert inaugural a donné le ton d’une soirée hautement festive. Au Next Step, avec son live band, Bahamadia a délivré un rap authentique et plein de vivacité.
Samedi, le jazz était au programme sous ses diverses déclinaisons. Du remarquable projet traditionnel des instrumentistes de The Bad Plus Potter & Taborn, au trio britannique Mammal Hands transportant la salle au cœur de ses compositions atmosphériques brillamment interprétées. Lors d’un moment suspendu, le Temple a accueilli la version 100% acoustique du dernier opus de la chanteuse à la voix hors-norme ALA.NI. Finalement, l’univers sublime de la chanteuse anaiis et de ses musiciens a clôturé la soirée du dimanche propageant un message d’amour et de résilience au sein de l’audience.
A guichets fermés, les doubles concerts de Melody Gardot et Roberto Fonseca & Vincent Segal ont tour à tour offert une immersion dans un répertoire de chansons intemporelles, ainsi qu’au cœur des rythmes cubains, mêlée au classique et aux improvisations jazz. Les pianistes Colin Vallon et Bill Laurance ont rallié les oreilles attentives autour de leurs projets solo respectifs interprétés avec brio. En communion avec un public venu en nombre, Emily Loizeau a séduit par sa franchise, son talent et sa musicalité lors d’une interprétation acoustique de son dernier album.
Lors du concert enflammé et généreux de la formation brésilienne Bixiga 70, et durant la soirée de clôture réunissant les grandioses instrumentistes et chanteuses Fatoumata Diawara et Sona Jobarteh, la danse et l’énergie collective étaient à leur apogée. Créant un dialogue complice avec le public, le légendaire Richard Bona a conquis le Chapiteau tandis que la voix puissante de Michelle David & The True-Tones a captivé toutes les générations avec sa soul profonde et percutante.
Un Festival OFF en pleine effervescence
Des projets mêlant avec décomplexion les genres se sont produits dans les caveaux du village, allant du kraut-rock, infusé de pop expérimentale et de jazz du groupe lucernois AS IN PLASTIC, en passant par l’univers psyché captivant des lausannois de Byzance, explorant entre jazz et dub à coup de boucles hypnotiques, jusqu’à l’extatique trio batterie, synthé-machines et basse OSMOSIS et ses morceaux entre techno et drum’n’bass.
Les résidences ont convaincu cette année encore du potentiel de la relève du jazz helvétique. Installé au Côté cour?, le projet contemporain Noé Tavelli Double Drums 4tet a développé un son mêlant tradition sacrée des tambours batá cubains et improvisations jazz. Les musiciens de ELÆNA ont pour la troisième année consécutive fait vibrer le Caveau des Vignerons en jouant leurs compositions teintées de neo soul, pour ensuite animer les jams festives. Des voix marquantes et prometteuses ont émerveillé les festivalier·ères, comme celle de Lady O et sa soul affirmée ou encore ESGUI et sa sensibilité entre jazz moderne et pop.
Dédié aux propositions hors frontières, le Club a vibré au rythme des percussions afro-colombiennes d’Aïtawa et de la musique transcendante jouée sur les instruments fabriqués par le collectif de Kinshasa Fulu Miziki.
Merci aux bénévoles
Cette édition n’aurait pas pu se dérouler sans les près de 800 bénévoles qui se sont mobilisé·es dans la bonne humeur et la cohésion générale, dès l’ouverture du site et jusqu’au petit matin. Accueil du public et des artistes, service aux bars, approvisionnement et propreté des lieux, gestion des caisses ou encore prise d’images, le staff assume une variété de rôles tous indispensables au bon fonctionnement du Festival.
L’organisation tient à remercier sincèrement toutes les personnes qui se sont engagées avec enthousiasme cette année encore.
Toute l’équipe du Cully Jazz Festival vous donne rendez-vous du 2 au 10 avril 2027 pour la 44ème édition !